Les mots de Georges Bwelle, chirurgien, président fondateur de l’ONG Ascovime

Je m’appelle Bwelle Georges, Je suis chirurgien à l’hôpital central de Yaoundé et je suis aussi chargé de cours à la faculté de médecine de Yaoundé. Je suis par ailleurs président et fondateur d’une association qui s’appelle Ascovime. C’est une petite association qui arpente tous les week-ends, entre février et mi-décembre, les villages de Cameroun, pour apporter aux populations nécessiteuses des soins de santé spécialisés gratuitement sous la forme d’un hôpital mobile. Quand nous arrivons dans un village, nous essayons d’utiliser un espace dans lequel on aura des services différents comme l’ophtalmologie, dentisterie, gastro entérologie, cardiologie, pédiatrie et la chirurgie.

On arrive dans un village le week-end et on soigne les gens gratuitement. C’est une activité qui draine un millier de personnes tous les week-ends mais depuis la venue de la pandémie de coronavirus, Ascovime ne peut plus faire les campagnes de santé qui réunissaient mille personnes. Donc on s’est dit, sensibilisons plutôt les gens. Rapidement s’est posée la question du port du masque et l’application de toutes les mesures barrières : avoir du savon, avoir du gel et pour le personnel médical, il faut avoir des gants, des combinaisons, des tabliers etc…Comme il s’est posé ce problème, Ascovime a donc décidé d’utiliser les petits moyens que nous avons eus grâce à certains de nos donateurs. Nous avons décidé de mettre tous les moyens que nous avons pour acheter tout ce qui pouvait permettre d’appliquer les mesures barrières. 

Nous nous sommes retrouvés épuisés financièrement bien que l’on ait pu aider 30 000 personnes. Nous sommes une petite association et très rapidement nous avons été dépassés. Grâce à des relations que nous avons avec des amis de France, nous sommes entrés en contact avec Zerocorona qui est venue comme une lumière pour nous. 

Zerocorona est une association qui a décidé de prévenir ce genre de maladie, non seulement en luttant contre la pandémie actuelle, mais aussi de prévoir, de préparer le monde à pouvoir se battre contre ce genre d’évènements.

Nous apprenons à présenter notre travail, à avoir les meilleurs outils de sensibilisation mais ils nous appuient aussi pour la disponibilité des mesures barrières. Ils appuient non seulement Ascovime au Cameroun mais ils appuient aussi d’autres associations au Cameroun, en Afrique ou dans le monde.

C’est pour ça que je me dis, c’est une lumière qui est venue apporter aux initiatives locales comme les nôtres, les éléments utiles pour combattre non seulement la pandémie du corona mais les autres aussi.

Partager :

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur pinterest
Pinterest
Partager sur linkedin
LinkedIn

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dans la même rubrique

Le prochain foyer de l’épidémie ?

Une étude récente conduite par le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique prévoit qu’il y aura environ 223 millions de personnes infectées en Afrique durant